Controverses indigènes
Cette rubrique comprend des textes de réflexion et les débats qui concerne la vie, les positions et les perspectives du Mouvement des indigènes de la république et, au-delà, de la lutte contre le postcolonialisme en France
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Articles publiés dans cette rubrique
La gauche unitaire ne reconnaît pas les discriminations raciales
Dans un excellent ouvrage collectif intitulé « De la question sociale à la question raciale », dirigé par Eric Fassin et Didier Fassin , ce dernier se propose de contribuer à la construction d’une « psychologie politique des représentations des discriminations raciales . » Il distingue notamment deux notions qui permettent d’aborder celles-ci pour mieux les occulter : le déni et la dénégation. Le déni de réalité consiste selon lui « en une action psychique rejetant la réalité d’une perception en raison de son caractère désagréable, voire insupportable, et donc potentiellement (...)
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« Ne pas rire, ne pas mépriser, ne pas détester mais connaître »
Réflexions sur ceux qu’on appelle des « casseurs de manifestants »
Les agressions, les vols commis l’année dernière contre les manifestants lycéens, et cette année contre les manifestants « anti-CPE » ont jeté un froid, et c’est le moins qu’on puisse dire. Pourquoi des jeunes, victimes du système que nous dénonçons, ne sont- ils pas dans notre camps ? Pourquoi eux s’attaquent-ils à nous ? Les réponses à cette question allaient de la franche incompréhension (dans le meilleur des cas) jusqu’aux délires haineux : ce sont des fascistes, des racistes anti-blancs c’est le lumpenprolétariat sans conscience politique, des bandes téléguidées par les RG .... (...)
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Réponse à Philippe Corcuff concernant le communiqué des Indigènes de la république sur le meurtre d’Ilan Halimi
Philippe Corcuff a notamment la lucidité de reconnaître que le postcolonialisme, c’est-à-dire la perpétuation de rapports politiques, sociaux et culturels issus de la colonisation, est constitutif de l’enchevêtrement des dominations au sein de la société française ; une lucidité que l’on trouve trop rarement, hélas, au sein du champ politique blanc, construit lui-même sur l’exclusion des populations issues des anciennes colonies.
Les critiques que formule Corcuff à l’égard du communiqué du Mouvement des indigènes de la république concernant le meurtre d’Ilan Halimi témoignent d’une (...)
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Le combat contre l’oppression postcoloniale et la lutte contre l’antisémitisme
En quoi les indigènes de la république ont-ils fait une erreur politique à propos du meurtre d’Ilan Halimi.
« Quand il regardait Troy Peters, il voyait d’abord un Blanc, et après seulement un homme. Ça ne l’avait pas intéressé de découvrir qui était, au fond, son équipier, et de chercher à lire dans son cœur. Alors qu’il savait pertinemment que c’était l’attitude que des tas de Blancs avaient à son égard. » George Pelecanos, Hard Revolution, 2004.
La participation aux Mouvement des indigènes de la république relève, depuis l’appel pour des assises de l’anticolonialisme postcolonial de janvier 2005, d’un engagement éthique et politique en faveur d’une émancipation contre toutes les oppressions (...)
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Crachons dans la soupe....
A propos des mobilisations contre le CPE
Autant le dire tout de go : la mobilisation contre le CPE est une mobilisation blanche ! Politiquement blanche.
Il y a, certes, toutes les raisons de se réjouir de l’ampleur de la riposte face à une loi ultra-libérale qui aggrave considérablement la précarité sociale et économique de l’ensemble des jeunes de ce pays. La gigantesque mobilisation de ces dernières semaines aura eu le mérite incontestable d’unir, dans un même front, travailleurs, étudiants et lycéens pour faire reculer le gouvernement. Elle apparaît comme le produit des grandes luttes de l’année passée : la mobilisation (...)
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Les Indigènes de la république : d’irrécupérables "islamo-gauchistes" !
Sadri Khiari
Le mouvement des indigènes lutte contre l’islamophobie, contre les amalgames dont Philippe De Villier a récemment donné une formulation qui a le mérite de la franchise ; il lutte pour la liberté de pratiquer, d’exprimer et de manifester sa foi même de manière ostentatoire ; il lutte pour que l’islam soit reconnu comme une des composantes culturelles de ce pays au même titre que toutes les autres. Le mouvement des indigènes ne lutte pas seulement pour que ces exigences soient pleinement traduites sur les plans légal et institutionnel ; il lutte pour que la légitimité de l’islam soit (...)
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Lettre d’un aborigène de la république (ou pourquoi je signe avec des indigènes)
Cher(e)s ami(e)s et camarades,
Pourquoi vous êtes-vous rassemblés sur la place ? Il paraît que les barbares doivent arriver aujourd’hui. [1]
Les barbares sont sous nos murs. Il paraît même que certains sont déjà dans nos murs. Ils portent dans leurs yeux la haine et dans leurs coeurs la guerre, une guerre qu’ils appellent Djihad. Et nous avons peur, peur de ces femmes furtives qui se cachent sous des voiles noirs et refusent de montrer jusqu’à leurs visages, peur de ces jeunes garçons hâbleurs dont les bêtises adolescentes semblent soudain armées du glaive de la foi. Les barbares sont de (...)
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A propos de l’appel des Indigènes de la République
L’Appel des Indigènes de la République dérange. Il dérange essentiellement parce qu’il marque un échec de la République vis-à-vis d’une partie de la population vivant en France. D’abord il vient quelque vingt ans après la "marche pour l’égalité" de 1983, marche qui marquait un espoir, alors que la gauche était revenue au pouvoir, espoir que les immigrés issus des anciennes colonies françaises cesseraient d’être des parias sur le sol français. Vingt après il faut reconnaître que cet espoir s’est évanoui et les enfants des marcheurs peuvent rappeler à leurs parents leur rêve perdu. Mais si (...)
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Les indigènes de la république
De nombreux débats ont été posés par les uns et les autres et il convient de les aborder sereinement mais sans concession. Ce texte est donc une contribution personnelle à l’émergence d’un mouvement social autonome que j’estime plus que nécessaire aujourd’hui. Le succès de notre marche (quantitativement compte tenu du contexte et des attaques dont nous avons été l’objet mais aussi qualitativement) nous donne des responsabilités sur la suite de la dynamique.
1. Les indigènes ont une histoire
Indépendamment de la conscience que les uns et les autres en avaient (et elle était très diverse (...)
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UN MOUVEMENT, MAIS QUEL MOUVEMENT ?
Changement de discours des indigènes par l’emploi du terme indigènes Après la marche des indigènes, et avant même les Assises, le mouvement des indigènes est né : les Assises - ou Etats généraux - seront leurs Assises-ou Etats généraux - ; les Assises ou les Etats Généraux de celles et ceux qui se sont reconnus dans le terme indigènes. Se reconnaître dans ce terme n’est pas évident : celles et ceux qui l’ont fait montrent déjà le résultat d’une démarche politique Et psychologique importante ; elles et ils ont exprimé une prise de conscience. S’appeler indigènes signifie montrer qu’on (...)
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Quand les « indigènes » viennent au secours de la République
En lançant le 11 janvier dernier leur « Appel pour les Assises de l’anticolonialisme postcolonial » (sur le site toutesegaux.free.fr), celles et ceux qui se sont autodésignés comme « indigènes de la République » ont posé une petite bombe dans le Landerneau médiatique parisien. Leur texte commence par un constat aussi brutal que lucide : « Discriminés à l’embauche, au logement, à la santé, à l’école et aux loisirs, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l’immigration postcoloniale sont les premières victimes de l’exclusion sociale et de la précarisation. »
Dans (...)
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« Indigènes » demi-victoire ou grande récup ?
Laurent Lévy
« Parler des banlieues comme le terreau des angoisses françaises (immigration, polygamie, jeunesse, délinquance, économie souterraine, islamisme, terrorisme) permet de laisser libre cours aux pulsions racistes de notre société, sans être accusé de discrimination ou d’incitation à la haine raciale. La « racaille », c’est le jeune, l’étranger, l’anti-France, ceux qui écoutent le rap et celles qui poussent des youyous pendant les mariages blancs »
Non, ces phrases ne sont pas extraites d’un récent communiqué du mouvement des Indigènes de la République. Elles introduisent un article publié (...)
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Indigènes de la République, réponses à quelques objections...
Alix Héricord, Laurent Lévy, Sadri Khiari .
L’appel « Nous sommes les indigènes de la République », que nous avons signé suscite des réactions très contrastées. Si la plus notable est l’enthousiasme avec lequel cet appel est accueilli par un grand nombre de celles et ceux auquel il est destiné, « les personnes issues de l’immigration coloniale », et celles qui entretiennent un rapport critique avec l’héritage colonial républicain (il a reçu plus de 1000 signatures individuelles et associatives en moins de 15 jours), d’autres oscillent entre la manifestation de réserves plus ou moins nettes et la franche hostilité.
C’est pourquoi (...)
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L’Indigène discordant
Autonomie et convergences
mai 2005
La marche du 8 mai, et ses milliers de manifestants, préfigure le mouvement indigène autonome qu’il nous faudra construire. Le texte qui suit est une contribution dans ce sens....
« La décolonisation, qui se propose de changer l’ordre du monde, est, on le voit, un programme de désordre absolu. » Frantz Fanon, Les Damnés de la terre
« On s’la ramène, haut et fort, avec nos sales gueules de métèques ! » La Rumeur
La Marche des indigènes de la République vient de donner une leçon d’universalisme à la France et d’internationalisme à la gauche. Ce 8 mai 2005, malgré l’hostilité ou la (...)
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mercredi 2 février 2005
Lettre de soutien critique aux initiateurs de l’appel pour des assises de l’anticolonialisme post-colonial
Par Philippe CORCUFF
« En fait, peut-être faudrait-il penser l’ethnologie non comme le lieu où se préserve l’archaïque ou l’originaire, mais par analogie avec la psychanalyse, comme un des instruments permettant de gérer l’archaïque et l’originaire, en les portant au jour, en les rendant explicites, publics ; cela vaut aussi bien pour le passé pré-colonial, qui survit souvent à l’état réprimé, que pour le passé colonial, avec ses traumatismes et toutes les formes de honte de soi qu’il peut imposer. Rendre possible le retour du refoulé, donc. Mais aussi, et c’est (...)
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