MOUVEMENT des INDIGENES de la REPUBLIQUE*
Accueil du siteRépublique postcolonialeDécoloniser et dénationaliser l’histoire de France
     
Brèves
Georges Frêche (PS, évidemment) inconditionnel de l’armée israélienne
lundi 3 juillet

Samedi 24 juin, à l’occasion du spectacle d’ouverture du festival Montpellier Danse, Georges Frêche, président socialiste du conseil régional du Languedoc-Roussillon et président de la communauté d’agglomération de Montpellier a comparé sa ville à « un poste avancé de Tsahal », l’armée israélienne.

Rien d’étonnant : Georges Frêche siège depuis des années à la vice-présidence de l’Association France-Israël, connue pour son soutien sans réserve à toutes les politiques menées par tous les gouvernements successifs israéliens.

Rien d’étonnant : Georges Frêche est connu pour l’infinie tendresse qu’il éprouve à l’égard des Arabes et des musulmans.

 
Pourvoi en cassation du parquet général contre "La Rumeur"
lundi 26 juin

PARIS (AP) - Le parquet général de la cour d’appel de Paris a formé un pourvoi en cassation vendredi contre la relaxe la veille de l’un des rappeurs du groupe "La Rumeur", poursuivi pour diffamation d’une administration publique, en l’occurence, la police nationale, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

En 2002, le ministère de l’Intérieur avait porté plainte contre Mohamed Bourokba, l’un des chanteurs de ce groupe de rap qui, dans le fanzine accompagnant la sortie de leur album, avait mis en cause les forces de l’ordre.

"Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins ne soient inquiétés", avait-il écrit.

En décembre 2004, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait relaxé le chanteur, estimant que ses propos relevaient de la liberté d’expression et non de la diffamation. Décision confirmée jeudi par la 11e chambre de la cour d’appel de Paris.

"C’est pathétique", a commenté Me Dominique Tricaud, avocat du chanteur, à propos de ce pourvoi en cassation. AP

 
La récidive. Sarkozy invite "ceux qui n’aiment pas la France" à partir.
samedi 24 juin
AGEN, Lot-et-Garonne (Reuters)jeudi 22 juin 2006 - "Ceux qui n’aiment pas la France" ne sont pas obligés d’y rester, a réaffirmé le ministre de l’Intérieur. Dans un discours prononcé à Agen (Lot-et-Garonne) dans la perspective de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, le président de l’UMP a repris un thème qu’il avait testé le 22 avril devant de nouveaux adhérents de l’UMP. Il a dénoncé pêle-mêle "ceux qui ont délibérément choisi de vivre du travail des autres, ceux qui pensent que tout leur est dû sans qu’eux-mêmes ne doivent rien à personne (...), ceux qui, au lieu de se donner du mal pour gagner leur vie, préfèrent chercher dans les replis de l’Histoire une dette imaginaire que la France aurait contractée à leur égard (...), ceux qui préfèrent attiser la surenchère des mémoires pour exiger une compensation que personne ne leur doit plutôt que de chercher à s’intégrer par l’effort et par le travail." "Ceux qui n’aiment pas la France, ceux qui exigent tout d’elle sans rien vouloir lui donner, je leur dis qu’ils ne sont pas obligés de rester sur le territoire national". "S’il y en a que cela gêne d’être en France, qu’ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu’ils n’aiment pas", avait-il dit le 22 avril. Sa formule avait déchaîné les critiques de la gauche et suscité des commentaires goguenards à l’extrême droite, prompte à dénoncer un plagiat.
 
Toulouse : Censure à la maison de quartier de Bagatelle (Toulouse)
dimanche 18 juin

Le film « Un racisme à peine voilé » (Réal. Jérôme HOST, H production, 2004), qui revient sur le débat politico médiatique qui a débouché sur le vote d’une loi qui interdit les signes religieux à l’école, a été censuré par les responsables de la maison de quartier de Bagatelle à Toulouse. « Un racisme à peine voilé », film qui a le mérite de donner la parole aux premières concernées par cette loi prohibitionniste, à savoir les filles qui portent le foulard, a déjà subi la censure à de multiples reprises et dans plusieurs villes de France. Cette censure est encouragée par certains groupes d’extrême droite et par une certaine gauche dite républicaine, représentée entre autres par l’UFAL. (Union des Familles Laïques, qui a lancé une campagne d’appel à la censure du film : voir www.hprod.org)

On peut cependant s’étonner de cette décision de la maison de quartier de Bagatelle, reconnue, à tort ou a raison, comme un carrefour des luttes issues de l’immigration à Toulouse. Rappelons que cet établissement accueille régulièrement les Motivé-e-s et les Indigènes de la république pour ne citer qu’eux.

Déjà en mars 2005, un groupe de toulousain-e-s avait demandé à la maison de quartier de Bagatelle de disposer de la salle pour une projection du film : refus

Cette fois, c’est dans le cadre d’un cycle de conférences-débats sur le thème de la laïcité organisé par la maison de quartier ces dernières semaines, que le réalisateur lui-même proposa la projection de son film : refus une deuxième fois. Aucune explication claire. (En privé, certains responsables de la maison de quartier parleront du film comme un « ramassis de prosélytisme religieux »)

Malgré la censure, « Un racisme à peine voilé » a été projeté dans plus d’une cinquantaine de ville de France (mais aussi en Belgique, en Suisse, au Québec, ....). Les responsables de la maison de quartier de Bagatelle ont décidé que les habitant-e-s de ce quartier n’y auraient pas droit !

Nous ne lâcherons pas l’affaire. Refusons la censure !

H Production le 17/06/2006 contact@hprod.org

 
Sur le Web : H Production
"Banlieues : autoportraits six mois après" sur France Culture
lundi 5 juin
Tous les mercredi de juin de 15h à 16h 30 : Le 7 : "Ma cité, mon cocon : jeunes filles entre elles et entre soi" de Khaled Sid Mohand. Le 14 : "Les cahiers de doléances de banlieue : entre citoyenneté et agressivité" d’Ilhame Taoufiqi. Le 21 : "Voyage à Vaulx-en-Velin : les transports en banlieue", d’Aude Lavigne. Le 28 : "Jeunes des quartiers, levez-vous : le tribunal de Bobigny six mois après" de Nejma Bouakra.
 
Rassemblement
17 octobre 1961-17 octobre 2006
Vérité et Justice
samedi 7 octobre 2006

popularité : 1%

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui vient de leur être imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là et les jours qui suivirent des centaines de ces manifestants furent tués par des policiers aux ordres de leurs supérieurs. Des milliers ont été arrêtés, emprisonnés, torturés, nombre d’entre eux ont été refoulés en Algérie. 45 ans après, la vérité est en marche mais la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menés, en particulier dans la guerre Algérie et dans le cortège d’horreurs qu’elle a entraîné, ni dans ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Certains osent continuer à parler des « bienfaits de la colonisation ».

Le devoir de mémoire s’impose pour cette période sombre de notre histoire comme il s’est imposé pour la période de la collaboration vichyste avec l’Allemagne nazie. Ce n’est qu’à ce prix que pourront disparaître les séquelles les plus graves de la guerre d’Algérie : le racisme dont sont victimes aujourd’hui les ressortissants d’origine algérienne ou, par extension, du Maghreb ou d’anciennes colonies.

Pour exiger :

- la reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français les 17 et 18 octobre 1961

- la liberté d’accès effective aux archives pour tous les historiens, et citoyens

- un lieu de mémoire en souvenir des victimes du colonialisme.

Rassemblement Mardi 17 octobre 2006 à 18h30 au Pont St Michel à Paris Là où tant de victimes ont été jetées à la Seine il y a 45 ans.

La Chorale Populaire de Paris apportera son concours.

Organisations signataires (au 6 oct.) : 17 Octobre contre l’Oubli, ACCA (Association des Combattants de Cause Anticoloniale), Alternatifs, APVC (Agence Promotion des Cultures et du Voyage), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ARAC (Association Républicaine des anciens Combattants), Au nom de la Mémoire, Comité Justice et Vérité Charonne, Mouvement des Indigènes de la République, LDH (Ligue des Droits de l’Homme), La Maison de l’Algérie, MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale), MPE (Mouvement pour l’Egalité), MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes de France), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Les Oranges, PCF (Parti Communiste Français), UNADE (Union d’Associations pour la Diversité et l’Egalité), Les Verts

 

Répondre à cet article
Messages de forum :
17 octobre 1961-17 octobre 2006
lundi 6 novembre 2006
par  rappelé-en-Algérie
la manifestation du 17 octobre 1961 Qu’était en réalité cette manifestation "pacifiste" ? "Elle avait été organisée par la Fédération de France du FLN afin de réclamer l’aboutissement immédiat des négociations entre le GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) et le gouvernement français. Interdite par la Préfecture, elle revêtait un caractére insurrectionnel. Le FLN avait contraint à y participer "sous peine de mort" tous les Algériens de Paris et banlieues, y compris femmes et enfants. Le 17 octobre 1961, 35000 Algériens encadrés par les militants du FLN marchèrent donc sur Paris. Les heurts avec la police, garde-mobiles et CRS (1500 hommes) furent très violents. En fin de nuit, des milliers de manifestants furent interpellés et on déplora treize tués dont un Européen. Ce mouvement fut désavoué par la direction du FLN de Tunis et reproché à la Fédération de France du FLN. Il entraîna en effet de nombreuses arrestations de cadres de l’organisation, y compris de complices européens, ainsi que la découverte de multiples caches et dépôts d’armes, d’explosifs et de documents. Au point que les manifestations prévues dans d’autres villes furent annulées. Mais la propagande FLN relayée par la presse sympathisante et les médias, transformèrent cet échec en redoutable arme de guerre : la répression sera en effet présentée comme une gigantesque ratonnade raciste, ayant provoqué plusieurs centaines de morts." Ces lignes sont extraites d’un petit essai que j’avais écrit à l’intention de mes proches afin qu’ils comprennent les tenants et aboutissants de la guerre d’Algérie où j’avais été rappelé en 1959. Je suis consterné de constater que la manipulation qui a été faite de ces évènements il y a 45 ans, continue de fausser la vision des jeunes d’aujourd’hui.

17 octobre 1961-17 octobre 2006

Répondre à ce message Fil de discussion

17 octobre 1961-17 octobre 2006
dimanche 8 octobre 2006
par  ANEB- www.aneb.net

Jean-Claude Tchicaya,

L’ANEB ( Association Nationale des Elus de Banlieues) se joint qux signataires.

www.aneb.net

Cordialement

Azedine Haffar President de l’ANEB



signataire

Répondre à ce message Fil de discussion

17 octobre 1961-17 octobre 2006
dimanche 8 octobre 2006
par  une indigène

Bonjour, Au lieu de reconnaitre son passé colonial,la France s’est non seulement taillée un costard sur mesure avec la loi sur le rôle positif de la colonisation (plus d’un million de morts sans doute sous l’effet de la canicule, sans parler de la torture, de l’expropriation de terres, de l’argent se chiffrant à coups de millions de l’époque, dilapidé dans les caisses du Bey d’Alger, mais a fait encore mieux :Chirac exorte la Turquie à assumer son passé sur le génocide arménien.On croit rêver et n’est-ce pas que le chameau ne voit que la bosse de son voisin !!! Jusq’où peut pousser le cynisme ? sauf que la Turqui vient de rétorquer à la France :

Bravo la Turquie  !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Une loi turque contre le "négationnisme" français ?

NOUVELOBS.COM | 07.10.06 | 12:48

La Turquie pourrait adopter une loi punissant la négation des massacres commis en Algérie par la France si celle-ci vote la loi sur le génocide arménien.

Recep Tayyip Erdogan (AP)

S i la France vote une loi punissant la négation du génocide arménien de 1915, la Turquie répondrait en adoptant une loi pénalisant la négation de massacres par des Français en Algérie. C’est ce qu’a affirmé Koksal Toptan, le chef de la commission judiciaire du parlement turc, dans un entretien au journal Sabah. Koksal Toptan précise qu’il avait mis à l’ordre du jour du mercredi 4 octobre, des propositions de législation qualifiant de génocide des massacres commis en Algérie du temps de la colonisation française et prévoyant des peines de prison contre ceux qui nieraient de "tels massacres". La Turquie a lancé une sévère mise en garde à la France vendredi 6 octobre, en estimant que les relations bilatérales des deux pays souffriraient du vote éventuel de la loi pénalisant la négation du génocide arménien.



passé colonial

Répondre à ce message Fil de discussion

Articles de cette rubrique
  1. Finkielkraut ment sur l’esclavage
    14 mars 2006

  2. Réponse à Finkielkraut : De la peur de penser à l’imbécillité politique
    14 mars 2006

  3. Débat sur le colonialisme : question mémorielle ou question politique ?
    15 mars 2006

  4. Sur la loi du 23 février
    16 mars 2006

  5. La colonisation : universalement blanc
    16 mars 2006

  6. A propos d’une exposition coloniale : « La mémoire du Congo »
    16 mars 2006

  7. L’OAS au coeur de la République
    16 mars 2006

  8. Esclavage, quelle place dans la mémoire collective ?
    16 mars 2006

  9. Arno Klarsfeld défend la mission que lui a confiée Sarkozy sur l’histoire de la colonisation :
    17 mars 2006

  10. Une fois de plus, le P.S. révéle sa mauvaise foi et son esprit récupérateur.
    18 mars 2006

  11. Des supplétifs au secours de la République
    18 mars 2006

  12. "Dénationaliser l’histoire de France"
    19 mars 2006

  13. Recomposer le passé
    19 mars 2006

  14. Histoire de France : crise de l’identité nationale
    19 mars 2006

  15. Le Mémorial National de la France Outre-mer : Un outil idéologique ?
    28 août 2006

  16. 17 octobre 1961-17 octobre 2006
    7 octobre 2006

  17. DE L’ESCLAVAGE COLONIAL. DES VICTIMES DU SOUVENIR JOURNÉE NATIONALE (ARGUMENTA I R E)
    1er novembre 2006

  18. Un musée à la gloire de la colonisation à Perpignan
    13 février 2007

  19. Déconstruction des mythes fondateurs de la grandeur français
    23 février 2007

  20. La France est grande et Sarkozy est son prophète
    10 mars 2007

  21. "Le Figaro" en défense de la France blanche et chrétienne contre l’invasion musulmane et noire
    20 mars 2007

  22. les immigrés et leurs descendants appauvrissent l’économie française
    12 juin 2007

  23. 50 ans après l’affaire Audin continue : un geste pour panser les plaies
    27 juin 2007

  24. L’esclavage n’est plus un "point fort" du programme en primaire
    2 octobre 2007

  25. Tristes jours pour la recherche : Hortefeux créé son think-tank
    3 octobre 2007

  26. Immigration, Intégration, Quatre Femmes, Et Vingt-Cinq Enfants
    3 octobre 2007

  27. Une histoire du Musée de l’immigration
    11 octobre 2007

  28. ALLOCUTION DE MONSIEUR BOUGNOUL, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE ZIZANIE, PRONONCÉE À L’UNIVERSITÉ DE PARIS-MIRAGE
    27 février 2008

  29. Recel de cadavres : nouvelle récidive !
    20 avril 2008

  30. Nostalgie coloniale ou cynisme impérial, Henri Guiano ou Henry Kissinger, le métèque est toujours en dehors de l’histoire
    31 août 2008

  31. Rehabilitation de l’OAS
    10 octobre 2008

  32. Critique de la rhétorique « anti-mémorielle »
    20 octobre 2008