MOUVEMENT des INDIGENES de la REPUBLIQUE*
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Brèves
Le Collectifdom critique la série "Les secrets du volcan"
mardi 22 août

Le collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais (Collectifdom), qui revendique quelque 40.000 membres et sympathisants, regrette que le feuilleton d’été de France 2 "Les secrets du volcan" ne soit qu’"une timide ouverture à la diversité".

Dans un communiqué mardi, ce collectif "se félicite" que ce feuilleton, diffusé à partir de mercredi soir à 20H50, ait été tourné dans l’île de la Réunion. Mais il "regrette" que cette saga "ait raté l’occasion de montrer une Réunion multiple, diverse, colorée, loin des stéréotypes".

Selon ce collectif, "tous les rôles importants sont tenus par des métropolitains" et "les rares rôles dévolus aux Réunionnais sont mineurs".

Il souligne que la région Réunion a "largement contribué au financement de la série", attribuant à la production "la plus importante subvention jamais accordée à une entreprise", d’un montant de 800.000 €. Une promesse d’embaucher des comédiens réunionnais aurait été faite et "jamais tenue", selon ce communiqué.

Le collectif précise qu’un casting a bien été organisé à la Réunion mais "uniquement pour des silhouettes ou pour de la figuration intelligente."

Enfin, "nous ne reconnaissons absolument pas la Réunion dans ces images et dans cette histoire", ajoute-t-il, demandant à France Télévisions de "s’interroger sur les raisons qui ont amené ces dysfonctionnements".

AFP 22.08.06

 
Conflit du Port.
LA REPRESSION VIOLENTE DES FORCES DE L’ORDRE CONTRE L’USTKE
vendredi 9 juin 2006
par USTKE
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Sur le Web USTKE

Alors que les discussions avaient repris avec le gouvernement pour trouver une solution au conflit qui oppose l’USTKE à la MSC, l’Etat a envoyé ses forces répressives sur les militants de l’organisation, arrêtant du même coup le Président Gérard JODAR, le Vice-Président, Alain BOEWA ainsi qu’une quinzaine d’adhérents, le jeudi 8 Juin vers 13h30.

La violence avec laquelle les gendarmes mobiles sont intervenus est digne d’un film de guerre.

Après s’être introduit dans le Port par voie maritime, les mobiles ont repoussés les militants jusque dans la ville, n’hésitant pas à faire le ménage tout autour d’eux. Un véritable vent de panique s’est emparé des passants qui marchaient tranquillement dans la ville ou qui attendaient le bus près de l’hôpital et qui ont été pour certain d’entre eux des cibles des forces de l’ordre, ne sachant pas reconnaître les grévistes des passants.

Les tirs de flashball à bout portant ont touché des militants regroupés au carrefour de la Police Municipale. Une deuxième charge est alors intervenue en plein centre ville, encore plus brutale que la première et à nouveau des tirs incessants de flashball et de grenades se sont fait retentir vers la Cafat, dans la rue de la République et dans la rue de l’Alma, blessant d’autres militants.

Appuyé par l’hélicoptère de la gendarmerie, les forces de l’ordre ont menés simultanément des actions musclées jusque dans l’enceinte de l’Hôpital, embarquant les grévistes blessés qui y s’étaient rendus, dont le secrétaire général de la Fédération Mines, Charles N’Gaiohny.

Jamais une telle violence n’avait été remarquée depuis la période des évènements.

La voie de la violence qu’a choisie l’Etat a été totalement disproportionnée par rapport au conflit qui était entré dans sa troisième semaine et n’entravait pas les accès du Port. Les médias ont joués un rôle déterminant dans l’intervention car depuis le début du conflit, ils se sont positionnés dans le camp des opposants à l’USTKE, en refusant systématiquement de relater objectivement l’information, privilégiant à chaque fois les interviews de Mr Malmezac. Cela s’est encore vérifié hier soir au journal télévisé.

L’autre élément et peut-être le plus important qui a motivé, convaincu et conforté cette intervention ont été les déclaration du FLNKS qui ne connaissant absolument rien du problème ont demandé publiquement l’intervention de l’Etat pour dégager l’USTKE.

L’unanimité des forces politiques étant réunie, l’Etat a donc fait sa sale besogne de nettoyage du Port, ne réglant d’ailleurs en aucune manière le fond du problème portant sur la préservation des équilibres économiques et sociaux très gravement menacés par les arrivée incontrôlées des géants que sont les compagnies « MAERSK » et « MSC » respectivement n° 1 et n° 2 mondiaux.

L’USTKE tient à réaffirmer avec force que ce combat qu’elle a engagé contre les méfaits attendus de la mondialisation sur le port de Nouméa ne cessera pas, loin s’en faut, suite à cette intervention sauvage des forces de répression coloniales. Bien au contraire, cette attaque brutale lui donne raison dans sa lutte et renforce encore davantage la détermination de ses adhérents.

Par ailleurs, l’USTKE condamne avec force les incitations à l’intervention des gendarmes mobiles et de la police de Paul NEAOUTYNE Président de la Province Nord et du Bureau Politique du FLNKS par la voix de son porte-parole Victor TUTUGORO.

Il est désormais clair que ces politicars dits indépendantistes sont devenus des alliés zélés du pouvoir colonial car cet appel au concours répressif de l’état français n’est que la dernière illustration de leurs reniements successifs depuis des années.

Les masques tombent et toutes les composantes du pays mais aussi au niveau national et international découvrent petit à petit les véritables visages de ces manipulateurs.

Depuis zéro heure la grève générale est effective sur l’ensemble de la KANAKY et il est demandé à tous les adhérents d’être à l’écoute et de suivre scrupuleusement et activement les mots d’ordre du Bureau Confédéral.

Le Bureau Confédéral Communiqué de presse N°1 Nouméa le vendredi 09 juin 2006

 
Post Scriptum :

Paris le 09/06/2006 à 14h30 (23h30 à Nouméa)

Les 17 syndicalistes de L’USTKE, dont le président Gérard Jodar, viennent d’être libérés à l’instant. Malgré le silence total et délibéré des médias français et la désinformation délivrée par RFO Nouvelle-Calédonie, de nombreuses réactions et de nombreux communiqués nous sont parvenus de la part de syndicats, de partis et de personnalités politiques. Ces communiqués de soutien étaient transmis fur et à mesure à la population massée devant le commissariat de Nouméa, ainsi qu’aux autorités et aux journalistes. Ces réactions immédiates démontrent l’élan de solidarité que suscite la lutte de l’USTKE et la condamnation par tous de la répression qu’elle subit. Elles montrent aussi la capacité de l’USTKE à étendre cette solidarité internationale qui influera certainement dans la résolution du conflit. La grève générale est maintenue jusqu’aux prochaines négociations. Les procès des syndicalistes auront lieu en août et septembre.


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